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Test du cannabis thérapeutique à Marseille

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Dans un communiqué diffusé par l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) en décembre 2018, un comité d’experts donnait son feu vert à l’usage du cannabis à visée thérapeutique, ouvrant potentiellement la voie à sa légalisation.

Dans ce sillon, l’hôpital marseillais de la Timone entend amorcer, d’ici à la fin de l’année 2019, une phase de test visant à étudier les effets du cannabis chez des patients atteints de la maladie de Parkinson. Selon le Professeur Olivier Blin, chef du service de pharmacologie de l’AP-HM (l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille), il n’existe à ce jour aucune étude sérieuse sur l’usage thérapeutique du cannabis dans le cadre spécifique de la maladie de Parkinson. « La demande est venue directement des patients qui ont observé des améliorations de leurs symptômes en consommant du cannabis », confie-t-il à l’AFP. « L’idée, c’est de ne pas les laisser se débrouiller seuls avec des produits illicites, mais d’étudier de manière scientifique et médicale cet usage en voyant s’il y a un réel bénéfice pour les patients et quels sont les risques. »

Les équipes vont dans un premier temps étudier les deux principes actifs du produit – le THC et le CBD – afin d’en trouver sa combinaison optimale, puis, sous réserve de validation par les autorités, entamer une phase clinique de test à la fin de l’année 2019 et sur une durée d’un an. Dans cette perspective, 20 à 30 patients atteints de la maladie sont en passe d’être recrutés par le service afin de tester les effets du cannabis thérapeutique par inhalation. Ce que souhaite observer le Professeur Blin en envisageant l’administration d’une dose unique par nébulisateur, outre les effets de la maladie sur la motricité, ce sont ceux, dits « comportementaux », relatifs à la fatigue, l’anxiété ou les émotions, dont les patients atteints disent souffrir le plus.

« Si les effets observés sont majeurs, ça ira très vite. Mais nos résultats devront être validés par de nouvelles études ». Pour l’équipe de la Timone, des résultats concluants pourraient ouvrir la voie à l’autorisation de prescription thérapeutique du cannabis pour les malades de Parkinson en France.