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Éric Correia : de Matignon à l’ONU

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Le 26 septembre dernier, Éric Correia – président du Grand-Guéret et conseiller régional de Nouvelle Aquitaine – et Jean-Baptiste Moreau – Député LREM de la Creuse – étaient conviés à Matignon pour une réunion de travail autour de la question de la légalisation du cannabis. Les deux élus creusois étant favorables à la légalisation du cannabis à usage médical, ces derniers étaient venus présenter un projet expérimental d’implantation d’une filière de production sur le territoire de la Creuse.

Toujours dans cette veine, c’est ce projet qui l’a conduit ce 20 mars à Vienne, invité par la commission des Nations Unies sur les stupéfiants, réunie depuis le 14 mars autour de cette thématique. Sa proposition s’articule principalement autour des questions de production et de distribution, rappelant que si « les bienfaits pour de nombreux malades de ces molécules ont été prouvés, la chaîne de production doit être sécurisée dans son ensemble, pour le bien des patients ». En fervent militant du cannabis médical, son argument principal reste la volonté de soulager les patients en état de souffrance, qu’il décrit « dans une situation d’impasse », car « [bourrés] de médicaments qui sont beaucoup plus nocifs et qui provoquent des dépendances beaucoup plus importantes que pourrait faire le cannabis thérapeutique ». Éric Correia souhaite un processus de production, tout comme un mode de distribution sécurisé « au plus proche des malades », posant cette nécessité comme besoin « essentiel » dans le soin, en lien avec l’usage de médicaments à base de cannabis. Ce faisant, il rappelle que ses motivations, bien avant une logique économique de pur développement territorial, sont principalement sanitaires, dans une perspective de réduction de la souffrance liée à la maladie.

En définitive, il semble que le discours de l’élu creusois soit entendu, dans ce mouvement d’ouverture de la France à la légalisation du cannabis à usage médical dans un premier temps, voire à sa légalisation, tout court. Pourtant, pour Éric Correia comme pour d’autres défenseurs du cannabis thérapeutique, l’État Français reste encore trop frileux, indécis. Alors ce mouvement d’ouverture qui semble s’initier pourrait finalement profiter à d’autres, les filières françaises pouvant choisir d’aller s’implanter à l’étranger. Le manque à gagner s’accentuant au rythme de ses hésitations, le gouvernement doit trancher. Et rapidement.

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LREM, bien-être et cannabis

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« Le périmètre de cette mission serait restreint aux produits issus du chanvre « bien-être » ». Telle est la précision apportée par plusieurs députés La République En Marche dans un communiqué en date du 14 mars relatif à la création d’une mission d’information à l’Assemblée sur l’usage « bien-être » du cannabis. Les élus signataires articulent leur argumentaire autour de trois axes.

D’une part, ces derniers pointent un « flou juridique » notable concernant la commercialisation et la consommation des produits « à base de chanvre « bien-être » et de cannabidiol ». Faisant état de dizaines de milliers de consommateurs français intéressés par la sensation de détente procurée par le CBD notamment, les députés pointent l’importation massive de ces produits, alimentant un commerce européen et dématérialisé.

D’autre part, dans le prolongement de ce constat, ces derniers envisagent la réglementation française comme inadaptée, car empêchant les acteurs économiques locaux de développer leur filière propre, alors que, nous disent-ils, « la France est le premier producteur européen de chanvre ». S’insérant dans le discours actuel de la responsabilité sociale et du développement durable, le comité met en avant la dynamisation des territoires ruraux ainsi qu’une amélioration manifeste du revenu des agriculteurs. En outre, cette initiative de production locale permettrait une agriculture saine, sans OGM et durable.

Enfin, les produits ciblés dans cette mission ne contenant aucun principe actif psychotrope (moins de 0,2% de THC), c’est bien « l’amélioration du confort de vie » qu’ils visent, sans jamais s’apparenter à un usage de drogue. Les signataires mettent en avant l’amélioration du sommeil et de la récupération, la réduction du stress et de l’anxiété, ainsi que la diversité des modes de consommation qui peuvent être alimentaires ou cosmétiques.

Liste des signataires : Jean-Baptise Moreau (Creuse), Sophie Beaudouin-Hubière (Haute-Vienne), Jean-Baptiste Djebarri (Haute-Vienne), Naïma Moutchou (Val d’Oise) et Ludovic Mendes (Moselle) et le député Paul Molac, du groupe Liberté et territoires (Morbihan). Une dizaine d’autres députés LREM soutiennent cette initiative.