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Cannabis : Quand le deal est légal – ARTE

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Ce mardi 2 avril, ARTE diffusait pour la deuxième fois le documentaire « Cannabis : Quand le deal est légal », disponible en replay sur leur site depuis le 29 mars, et ce, jusqu’au 31 mai. Au terme d’une solide investigation, les réalisateurs Xavier Deleu et Stéphanie Loridon dressent un large panorama des différents modèles d’expérimentation de la légalisation du cannabis à travers le monde. Partant d’une question centrale : les formes de régulation existantes du cannabis tiennent-elles leurs promesses à l’égard des enjeux annoncés ? Le documentaire nous plonge, de l’Uruguay aux Pays-Bas, en passant par le Colorado, la Suisse et le Canada, au cœur des réalités thérapeutiques, économiques et politiques inhérentes à ce marché en pleine essor.

Tout d’abord, ce que le spectateur doit à cette enquête, c’est la mise en visibilité des deux grands acteurs économiques mondiaux des filières de la drogue que sont les cartels et les états. Les exemples rendent compte de fonctionnements peu connus, tel que celui de l’Uruguay, premier pays à autoriser la production ainsi que la consommation du cannabis en 2013. Sur simple empreinte digitale, tout uruguayen peut, dans la limite de 40 grammes par mois, se procurer de la marijuana en se rendant à la pharmacie. L’Uruguay, comme désormais le Colorado, le Michigan (entre autres états américains) ou encore le Canada, ont légalisé le cannabis en postulant qu’intervenir directement sur le marché de la drogue pourrait endiguer la criminalité et l’économie parallèle générées par le marché noir et les mafias. Pourtant, l’une des conséquences directes est de pousser les narcotrafiquants à se développer sur d’autres secteurs, principalement la production du pavot dont découle la vente illégale de morphine et d’héroïne.

Le documentaire revient ensuite, en filigrane de son propos premier, sur plus de cinquante ans de politique répressive, de traités internationaux, d’effets et conséquences des choix de politiques publiques relatifs à la production et la consommation de marijuana. Enfin, les 20 dernières minutes du reportage font la part belle au cannabidiol (CBD), la molécule à usage thérapeutique de la plante, le présentant simplement et succinctement, tout en nous ouvrant les portes d’une des rares plantations légales de cannabis médicale en Suisse, tenue par une biologiste souhaitant court-circuiter la marchandisation de masse à venir.

« Cannabis : Quand le deal est légal » vaut donc le détour, et mérite même largement que l’on y consacre 91 minutes. Si toutefois la « fumette » n’est pas votre sujet de prédilection, le constat d’un usage sociétal du cannabis tout comme les inflexions étatiques qui s’y rapportent devraient susciter votre intérêt. Car si un effondrement va se produire sous peu, ce sera celui des législations entourant la consommation de cannabis, et ce à échelle globale.


Source : Cannabis : Quand le deal est légal – ARTE

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Cannabis et psychose : causalité ou corrélation ?

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La revue médicale The Lancet a publié le 19 mars dernier les résultats d’une étude sur le lien entre la consommation de certaines variétés de cannabis fortement dosées en tetrahydrocannabinol (THC) et les premiers épisodes psychotiques des fumeurs. Les chercheurs du King’s College de Londres estiment que 12 % des cas d’un premier épisode de psychose pourraient être prévenus en Europe, si les variétés de cannabis contenant plus de 10 % de THC n’étaient plus disponibles. Par rapport à un individu non-consommateur, le risque d’un premier épisode psychotique chez les fumeurs quotidiens est trois fois supérieur, rappelle l’étude. Plus encore, le risque se multiplie par cinq lorsque la pratique journalière comprend ces cannabis fortement dosés, dits « à haute teneur ».

Michael Bloomfield, psychiatre britannique, estime que l’étude rappelle d’une part que la causalité entre consommation de cannabis et développement de troubles mentaux ressort statistiquement, mais ne peut être clairement établie ; et d’autre part que les personnes souhaitant faire usage du cannabis à des « fins récréatives » ne doivent en aucun cas se tourner vers le cannabis à forte teneur en THC. Il précise « qu’il faut prendre des précautions lors du traitement de patients avec des produits dérivés du cannabis ». Il convient donc de rappeler, dans cette perspective, que le cannabidiol (CBD) lui, n’entraîne aucun effet psychotrope sur les individus le consommant. En atteste les débats en cours sur la légalisation de ce cannabis médical à faible teneur, dont les vertus ne sont plus, elles, à démontrer.

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Israël : exportateur de cannabis

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L’État d’Israël, dont la culture du cannabis à des fins médicales est désormais autorisée depuis sept ans, souhaite aujourd’hui s’insérer sur un marché encore peu compétitif, celui de l’exportation, dominé très largement par le Canada. Estimée à 16 tonnes par mois, la culture du cannabis est exponentielle en Israël et fait état d’un marché porteur et en plein essor, pour le moment à échelle locale. InterCure, société israélienne de culture de cannabis a d’ailleurs à sa tête, depuis septembre 2018, l’ancien premier ministre Ehud Barak, gage d’un secteur attirant toute sorte d’investisseur.

Une étude commandée par l’ONU envisage, à échelle mondiale, des ventes de cannabis médical qui engrangeraient plus de 130 milliards d’euros à horizon 2030. Le directeur général du ministère de la santé israélienne juge que « notre savoir et notre expertise dans ce domaine nous permettent de fournir des produits de haute qualité à l’export ». L’ouverture à l’international pourrait faire gagner 234 millions d’euros annuels à l’État, estimations jugées pessimistes par le fondateur d’iCAN (Israël Cannabis), qui développe le secteur du cannabis médical, et envisage, lui, des retombées trois fois supérieures.

Alors que seule une quarantaine de pays dans le monde ont légalisé l’usage médical du cannabis, Israël entend s’imposer comme exportant majeur à destination de l’Australie, l’Afrique du sud, l’Allemagne et quelques pays d’Asie dans les prochaines années.